Devant le ministre, les élus des deux sociétés liquidées, vont demander des comptes à leurs anciens propriétaires le groupe Hersant Média, qui, estiment-ils, les ont lâchés en rase campagne. “La famille Hersant a touché de la vente du Figaro à Dassault en 2002, plus de 1,3 milliard d’euros. Tous les héritiers Hersant, Philippe en tête, qui n’est autre que le PDG de GHM et vit en Suisse, sont des exilés fiscaux, et ils n’ont donc pas payé d’impôt sur cette vente”, expliquait la semaine dernière un cadre de la Comareg à La Tribune.
Aujourd’hui, les 1.650 salariés de la Comareg et Hebdoprint réclament à GHM chacun 5.700 euros de prime supra légale. Soit une enveloppe de plus de 9,2 millions d’euros à débourser par Hersant s’ils obtenaient gain de cause. Cette prime n’est pas calculée au hasard, c’est en effet le montant perçu par 750 salariés de la Comareg visés par le précédent PSE.
Outre la prime, les élus entendent des pouvoirs publics qu’ils mettent en place des structures de transition en vue de leur reclassement. Enfin, ils vont demander au ministre d’intervenir afin que leur mutuelle soit prolongée de neuf mois et ne s’arrête pas en décembre comme le précise la liquidation.